RESEAU D’ECHANGES RECIPROQUES DE SAVOIRS - ARCHIVES

Vous êtes ici: Les ActionsRERS → Paroles de participants

Février 2016

Echanger des savoirs? Quelle drôle d’idée…!
C’est un peu ce que je me disais au commencement, après m’être inscrit au RES Mangrove. Il faut savoir que j’ai d’abord été l’animateur en charge de l’accompagnement et de l’organisation des différents échanges du RES Mangrove. J’ai eu envie de dépasser ce point de vue assez extérieur somme toute et de devenir partie prenante de ce projet.

Alors j’ai pris des heures de récupération et je me suis lancé. Offreur, je propose une initiation à la philosophie, une vulgarisation que je m’efforce de rendre vivante et attractive. Mais je veux surtout revenir sur l’échange de savoir auquel je me suis présenté en tant que demandeur: l’échange création de carnet, par Patrizia. C’est en entrant dans les deux registres de l’échange (offre et demande) que l’on perçoit réellement l’intérêt de cette dynamique. En trois petites heures, j’ai eu le sentiment de me réapproprier à la fois ma créativité et ma capacité d’application. Sous la conduite bienveillante de Patrizia et en compagnie de quatre autres personnes, je me suis aussi fait cadeau à moi-même d’un peu de temps pour fabriquer un objet de mes mains. Fabriquer, produire, au sens noble de ces mots, c’est se montrer à nouveau capable de faire advenir quelque chose à la réalité, par l’assemblage de matériaux divers et hétéroclites.

Et ce n’est pas tout: en trois petites heures, j’ai également eu l’impression de participer à ce mouvement diffus et peu visible de douce révolte, initié un peu partout autour du monde - initiatives citoyennes et locales, intelligences collectives, volonté de sortir des règles du marché, du consumérisme à outrance, du gaspillage aveugle. Une goutte, oui, une micro-goutte dans l’océan, c’est vrai. Mais durant ces trois petites heures, j’ai assemblé des feuillets et habillé avec des matériaux de récupération une couverture, une reliure et élaboré un carnet qui, au final, ne manquait pas d’allure. A combien estimer ces ingrédients: un peu de temps, de créativité, quelques conseils, une atmosphère conviviale et bienveillante? Le carnet qui est né sous mes doigts, j’en ai fait cadeau à quelqu’un. Selon les critères ordinaires, ce cadeau ne m’a «rien coûté», il n’a été élaboré qu’à partir de matériaux de récupération, du rebut. Je n’ai pas été au magasin, je n’ai pas choisi un carnet de marque ou au contraire un carnet bon marché dont on ne sait trop dans quelles conditions il a été fabriqué. Mais la personne à qui je l’ai offert peut se dire que je lui fais aussi présent, en plus de l’objet lui-même, du temps que j’ai mis à le fabriquer, du plaisir que j’ai pris à le faire en pensant au plaisir qu’elle aurait en le recevant et en l’utilisant, de ma créativité, de notre souci commun de prendre soin de l’environnement en favorisant la récup’ et le recyclage.

Savoir échanger, en étant à la fois dans l’offre et la demande, c’est probablement la plus grande richesse dont le RES Mangrove soit pourvoyeur. Echanger des savoirs, voilà, à mes yeux, l’une des dynamiques des possibles pour un monde plus égalitaire et plus solidaire!

Christophe

Octobre 2015

Bonjour à tout le monde, N’ayant pas bénéficié d’un enseignement approfondi en français et vu les circonstances de la vie, je n’ai pas eu le temps de suivre une formation avancée en français. Lorsque j’ai dû rédiger mon travail de fin d’études au mois de juillet dernier, j’ai eu besoin de l’aide d’une personne pour mon TFE. Mon but était d’apprendre à partir des problèmes de ponctuation et de formulation que nous avons repérés et réfléchir ensemble à la cohérence de mon travail. Une personne m’a parlé du CAL Namur situé à Saint-Servais et c’est grâce au réseau d’échanges de savoirs que j’ai rencontré Bernadette qui m’a beaucoup aidé avec ses précieux conseils. En échange de ce savoir, j’ai proposé mes connaissances en arabe. Merci à Aurélien et à Bernadette ainsi qu’aux personnes qui travaillent dans le réseau pour qu’un tel projet puisse exister.

Khadija

Décembre 2015

Réponse à Khadija,
Je suis très heureuse de t’avoir rencontrée, Khadija. Ce TFE m’a permis de te connaître et d’apprécier tes nombreuses qualités; toujours souriante, très motivée et désireuse de bien faire, c’était un plaisir de travailler avec toi même si j’ai dû faire appel à mon propre «mini réseau» pour faire face aux échéances. Merci à Josée, Béatrice et Aurélie pour leur disponibilité et leurs précieux conseils. Cela fait un bien fou de sentir la solidarité et la générosité de personnes qui ne se connaissent pas. Toutes trois ont été très heureuses d’apprendre ta magnifique réussite et ensemble, nous te félicitons très chaleureusement pour ce beau succès amplement mérité. A mon tour, je remercie toute l’équipe du CAL et du réseau pour cette riche et belle expérience. Que la vie vous soit douce et légère,

Bernadette

Une participante raconte (mai 2015)

J’ai participé à plusieurs échanges au CAL dans le cadre du réseau d’échanges: poupées chiffon, divers ateliers cuisine, couture… C’est très chouette, chaque personne est riche de quelque chose, ces échanges de savoirs sont très enrichissants. L’ambiance est conviviale, j’apprécie beaucoup. Chaque début de mois, je suis impatiente de recevoir la feuille info afin d’y cocher les nouvelles activités proposées et diversifiées qui m’intéressent.

Merci à tout le monde pour ce partage et cette belle initiative.

Isabelle D.

Retour d’une participante de son expérience du RERS Mangrove

Un jour une amie m’a conseillé de prendre rendez-vous avec le Centre d'Action Laïque de la province de Namur, suite à l'échec de la présentation de mon TFE, afin d’améliorer mon français, sa connaissance insuffisante étant la raison principale de mon échec d’après mes professeurs.

Après les formalités « administratives » et l’explication du projet, l’animateur monsieur Ghistelinck m'a présenté monsieur De Menten, lequel a été chargé de m'accompagner pour suivre des échanges individuels intensifs en français.

Petit à petit, j’ai pu améliorer mon français, surtout au niveau de l'écrit et au fil du temps, une amitié a pu naître. M.de Menten m'a été d’un grand soutien, souvent il me disait: “ Awatef tu peux y arriver”, “Je sais que tu as les compétences nécessaires”, “Il ne faut pas que tu laisses tomber ton TFE”. Oublie ta peur et fais le nécessaire pour réussir. Dans cet échange j'ai parlé et aussi écrit sur la vie de mon pays, notre culture et nos coutumes, afin de faire découvrir ses richesses à M.de Menten. Le but est d'améliorer mon français tant oral qu'écrit.

Constatant mes difficultés de prononciation, M. Ghistelinck, m’a proposé un échange en phonétique. J'ai été heureuse de faire la connaissance de Mme Olivier-Huet, cela m’a permis de me perfectionner encore plus. On a travaillé intensément le texte de ma présentation pendant un mois, en plus de faire d’autres exercices…

Bien que je ne connaisse Mme Olivier-Huet que depuis peu, elle m'a aussi été d’une grande aide morale, car elle a été très gentille avec moi et m’a beaucoup encouragée. J’ai été très émue lorsqu'un jour elle m’a dit “Awatef, je t'aime bien et j’aimerais que tu réussisses”…

J’aimerais aussi vous parler de mon échange “cours arabe”, cette fois-ci en temps qu’offreuse, où j’ai rencontré aussi des personnes agréables et malgré la suspension de ces échanges, j’ai gardé des contacts et une bonne amitié avec eux comme par exemple avec Mme Milana que je rencontre régulièrement.

Enfin, du fond du cœur, j’aimerais remercier Monsieur de Menten et Madame Olivier-Huet, qui m’ont ouvert la porte de leur maison avec gentillesse et amour.

Je remercie aussi la personne qui m’a conseillé le Réseau d’Echanges Réciproques de Savoirs Mangrove. Car sans elle je n’aurais pas pu faire ces belles rencontres.

Awatef Gli (mars 2013)

Deux participants du RES Mangrove , Awatef et Pierre, ont voulu partager avec vous ce qu’ils vivent lors de leur échange. Un témoignage riche qui illustre à quel point ce projet peut être positif pour ceux et celles qui s’y investissent.

Awatef: j’avais envie d’améliorer mon français et on m’a conseillé de le faire dans une démarche individuelle.
Pierre: au départ, je recherchais, pour équilibrer un peu ma vie moins bien remplie depuis mon accès à la retraite, une activité qui me permette de rencontrer d’autres personnes. J’ai pensé assez vite à partager mes connaissances en français, ma langue maternelle. Je me suis inscrit dans cette perspective au Réseau Mangrove. On m’a proposé de travailler avec Awatef, une Tunisienne.
Convaincu que la motivation est un élément important dans l’apprentissage, j’ai demandé à mon élève de me parler et puis aussi de m’écrire sur la vie dans son pays. Et petit à petit l’échange «français» est devenu grâce à sa participation active un véritable échange, un partage à double sens: Awatef me présente son pays, ses coutumes, sa culture dans un français que je corrige. Je découvre tout un nouveau monde pour moi et elle y gagne pour le français: expérience magnifique.
Awatef: cela me fait plaisir de présenter mon pays vu à travers mes yeux et de faire découvrir toutes ses richesses à Pierre. En même temps, j’améliore mon français tant oral qu’écrit.
Awatef & Pierre: nous approfondissons aussi la notion de point de vue: nous découvrons que la Méditerranée modifie passablement la vision de nombreuses situations et cela nous apprend à nuancer nos opinions!

Formule à recommander!

Awatef & Pierre. (mars 2012)

Isabelle raconte…

Depuis un peu plus d’un an et demi, je fréquente le réseau Mangrove, un endroit d’échanges autant de savoir-faire que de savoir être. Même quand je choisis de «donner» de transmettre, je constate compte que j’ai appris autant que j’ai transmis. Lors des échanges règne le plus souvent une réelle écoute, des questions trouvent réponses et débouchent sur d’autres questions qu’ensemble nous résolvons. Avec respect, nous débordons parfois de la thématique de l’échange pour une relation humaine riche elle aussi d’échanges. Nous avons plaisir à nous croiser, à nous donner rendez-vous pour les autres activités du CAL ou simplement aller prendre un verre ou au cinéma. J’apprécie aussi beaucoup la liberté que chacun a de participer ou pas. Chacun peut faire selon son envie et sa disponibilité... mais je pense que chacun doit aussi prendre conscience que tout cela demande beaucoup de travail d’organisation et que donc chacun se doit de respecter les consignes: inscription, prévenir en cas d’absence, etc. Cela afin que la confiance règne et permette à chacun(e) de s’épanouir et d’y trouver son compte. Tout cela j’essaye petit à petit de le proposer ailleurs... je ne manquerai pas de développer une prochaine fois.

Isabelle A.

Hyejin, retournée en Corée, raconte sa participation au réseau

J’aime bien le concept d’égalité de Mangrove. Tous les gens sont respectés sans se soucier de la nationalité, de l’âge et de l’argent. Le plus important, c’est que j’adore le fait que Mangrove fonctionne avec les passions des gens, qui veulent apprendre et partager quelque chose. Je pense que c’est un excellent tremplin contre le capitalisme. Un jour, je voudrais implanter le système de Mangrove en Corée du Sud. Je suis sûr que Mangrove peut aider la population âgée, parce qu’ils ont beaucoup de savoir-faire à partager. Ça pourra leur donner de la vitalité.


Hyejin

Autres paroles de participants