DROIT A L’AVORTEMENT

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http://www.abortionright.eu/



https://www.laligue.be/leligueur/articles/ivg-les-femmes-savent-pourquoi

31 janvier 2017



Loi sur l’enfant mort-né: c’est plus grave qu’on ne le pensait.

8 juin 2015



Lettre ouverte du président du Centre d’Action Laïque, Henri Bartholomeeusen

4 juin 2015



Avortement: oui au pardon, non au progrès

Communiqué de presse - 13 mai 2015

L’«année de la miséricorde» proclamée par le pape François Ier démarre en force: à l’image des nouveaux chefs d’État amnistiant les condamnés, le chef du Vatican accorde son pardon aux pécheresses qui ont commis ce crime de lèse-religion: avorter (1). Mais attention: il faut se dépêcher d’aller faire pénitence! En effet, cette période de mansuétude bien dans l’esprit de ce pape compassionnel n’aura qu’un temps, celui de cette «année de la miséricorde». Passé ce délai, c’est bien l’enfer de l’excommunication qui est promis aux malheureuses qui auraient voulu décider de leur maternité. Et avec elles, les personnes qui les ont aidées.

Ce serait drôle si ce n’était tragique. Par cette sortie d’un genre nouveau, le pape rappelle que l’Église catholique culpabilise toujours un peu plus les femmes ayant avorté. Car qui dit pardon dit bien entendu culpabilité. Pendant toute la durée de la miséricorde (du 5 décembre 2015 au 20 novembre 2016, ce qui ne fait d’ailleurs pas tout-à-fait une année) des milliers de prêtres vont sillonner villes et campagnes pour aller à la rencontre des candidates au pardon. Bien entendu, précise le message papal, «l’avortement reste un péché et le pape n’a pas décidé de l’abroger (2)». Avis à celles qui croyaient déjà que Noël tombe au printemps.

Le Vatican reste donc dans la ligne édictée par le pape en janvier 2014:l’avortement participe de la «culture du déchet» comme l’a repris dans sa dernière homélie pascale l’ex primat de Belgique, Mgr Léonard(3)».

Face à la reconnaissance par les plus hautes instances internationales de l’impérieuse nécessité de donner aux femmes un accès sécurisé à l’avortement (4), l’Église change de tactique et Bruxelles, le 13 mai 2015 opère par la bande; elle contourne les enjeux de santé publique en jouant du registre compassionnel.

Cette posture, qui se présente comme étant à l’écoute des femmes, n’a qu’un seul but: les maintenir dans la culpabilité et la stigmatisation.

La plateforme Abortion Right!(5) milite pour garantir le libre choix, pour offrir un avortement légal et sécurisé se pratiquant dans des institutions et centres de qualité. Car, l’IVG n’est pas un combat d’hier mais une question essentielle pour les femmes d’aujourd’hui et de demain. Les femmes n’ont ni à s’excuser ni à se faire pardonner de planifier leur vie comme elles l’entendent.

(1) Le Soir du mercredi 13 mai et jeudi 14 mai 2015.
(2) L’Église envisage un pardon exceptionnel pour les croyantes ayant avorté, 11 mai 2015, AFP, http://yhoo.it/1F6pAHL
(3) Mgr Léonard qualifie de «drame» les 25 ans de la loi dépénalisant l’avortement, 5 avril 2015, rtlinfo.be, http://bit.ly/1AVO5DB
(4) ONU - 66th session - 3 août 2011 «Standard of physical and mental health». (5) Abortion Right! Plateforme pour le droit à l’avortement en Europe et dans le monde, www.abortionright.eu

Contact presse: Sylvie Lausberg, porte-parole de la plateforme - 0475/54.91.36 - sylvie.lausberg@laicite.net



Parce que nous aimons la vie, nous sommes pour le choix!

Communiqué de presse - 27 mars 2011

Parce que nous aimons la vie, nous sommes pour le choix! Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage… Célébrée pour ses 20 ans l’année passée, la loi sur la dépénalisation partielle de l’avortement vit toujours sous la menace de celles et ceux qui usurpent le titre de «pro-vie» Très sérieusement, qui d’entre nous ne défend pas le droit à la vie? Faut-il le rappeler ? L’histoire de la lutte pour le droit à l’avortement qui aboutit en 1990 au vote de la loi «Lallemand-Michielsens» est aussi l’histoire d’une lutte pour la vie. Jusque dans les années soixante du siècle dernier en effet, des millions de femmes qui n’étaient pas à même d’assumer leurs grossesses ont été contraintes d’en subir l’interruption dans des conditions sanitaires exécrables et en s’exposant à un risque extrêmement élevé de complications graves, pouvant entraîner le décès. Dans les années septante, en Belgique, le personnel de santé qui est venu en aide aux femmes en état de détresse l’a fait d’abord pour remédier au grave problème de santé publique qui se posait et pour sauver des vies! Une remise en cause de la loi Lallemand- Michielsens et un retour à une législation restrictive entraîneraient immanquablement une forte recrudescence de la morbidité et de la mortalité maternelle sans faire diminuer le nombre d’avortements! Rappelons-le par ailleurs, chaque année dans le monde, 68 000 femmes meurent encore à la suite d’un avortement non médicalisé! (chiffres OMS, 2005) Le droit à l’avortement, c’est aussi acter le droit des femmes, comme de tout être humain, de disposer de leur corps. C’est faire confiance à leur capacité de réfléchir et de choisir, c’est leur assurer respect et dignité. Le Centre d’Action Laïque, la Fédération des Centres de Planning et de Consultation, la Fédération des Centres de Planning Familial des FPS, La Fédération Laïque de Centres de Planning Familial, la Fédération Pluraliste des Centres de Planning Familial, le GACEHPA, la Ligue des Familles et la Mutualité Socialiste-Solidaris.


Droit à l’avortement en Belgique

 

 




2010
Disponible gratuitement sur demande
Editeur CAL
Le corps du délit

 

 




2010
Disponible gratuitement sur demande
Editeur CAL

Diffusion du dossier pédagogique sur le droit à l’avortement en Belgique
réponse au dossier du Soir

Communiqué de presse - 16/02/11

Le CAL, deux des fédérations de planning familial (FLCPF et FCPF-FPS) et le Groupement des Centres Extra-Hospitaliers Pratiquant l’Avortement (GACEHPA), ont récemment édité un dossier pédagogique et un film consacrés aux 20 ans de la loi dépénalisant partiellement l’avortement, «Le Corps du Délit». Si la Communauté française, par la voie de sa DG Enseignement, a choisi de contribuer à la diffusion de ce dossier pédagogique et ce, plus particulièrement vis-à-vis des établissements d’enseignement obligatoire, c’est bien entendu dans la perspective de donner aux enseignants un outil se voulant le plus objectif possible sur une disposition légale votée démocratiquement au terme d’un combat mené par la société civile pour modifier une loi datant de… 1867.

Dans l’article du Soir du 16 février, l’auteur identifie le CAL et ses partenaires comme faisant partie d’un monde laïque et progressiste (liberté de conscience, droit des femmes, importance des plannings familiaux, etc.) ce que nous revendiquons bien évidemment. Le problème réside dans le fait que dans la même phrase, il affirme que le CAL et ses partenaires défendent une vision pro-IVG et, ailleurs encore, que notre support pédagogique est pro-avortement, ce qui est faux.

Nous sommes en effet délibérément partisans du droit des femmes à disposer de leur corps, qu’elles choisissent ou non d’avorter. Nous ne sommes donc nullement pro-avortement mais bien pro-choix. Nous ne faisons en outre qu’informer sur un droit reconnu depuis plus de vingt ans, sur l’histoire de son émergence et sur ses modalités d’application.

Nous affirmons en conséquence respecter le cadre strict de l’éducation citoyenne, et ce sans aucune visée de «propagande».

La circulaire de la Communauté française ne contrevient nullement à l’article 41 du pacte scolaire, qui interdit toute activité ou propagande politique et commerciale. Bien au contraire, le document mis en cause remplit parfaitement le rôle dévolu aux professeurs de délivrer, s’ils l’estiment opportun, un enseignement offrant aux élèves l’information la plus objective leur permettant d’opérer librement des choix le moment venu.

Rappelons que le décret-missions de 1997, fixant les objectifs généraux de l’enseignement obligatoire, tous réseaux confondus, assigne le devoir de «préparer tous les élèves à être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures». En outre, ce même décret-missions invite les pouvoirs organisateurs à prendre en compte, dans leurs programmes et projets pédagogiques, «la sauvegarde de la mémoire des événements qui aident à comprendre le passé et le présent, dans la perspective d’un attachement personnel et collectif aux idéaux qui fondent la démocratie». Tel est précisément l’un des objectifs poursuivis par le film et les animations joints au dossier. La circulaire critiquée aujourd’hui est dès lors parfaitement adéquate, surtout, comme le souligne sa signataire Mme Hanse, en l’absence de toute autre initiative en la matière.

Nul n’ignore que l’avortement clandestin était, en Belgique, un véritable fléau de santé publique, causant de très nombreux décès. De nos jours encore, les avortements clandestins et non médicalisés entraînent la mort de 70.000 femmes par an dans le monde. Il ne faut donc pas s’étonner que le CAL continue de défendre et de promouvoir, comme il l’a toujours fait, l’encadrement légal de l’IVG et sa dépénalisation.

Chaque élève a un droit égal à l’information. Ce que semblent refuser les personnes anonymes qui ont dénoncé la circulaire de la DG Enseignement de la Communauté française. La généralisation de l’éducation sexuelle et affective à l’école (EVRA) devrait être une priorité pour les pouvoirs publics et son inscription obligatoire dans le programme scolaire est demandé par les signataires de ce texte.

Pierre GALAND, Président du CAL
Claudine MOUVET, Présidente du GACEPHA
Jean-Jacques AMY, Président de la FLCPF
Anne SPITALS, Présidente de la FCPF-FPS